Un thon au marché de Rungis, le 6 décembre 2022. STEFANO RELLANDINI / AFP
Huit mairies, représentant ensemble plus de 3,5 millions d’habitants, dont Paris et Lyon, ont temporairement banni le thon des menus de leurs cantines scolaires pour « faire cesser l’exposition des enfants au mercure », un métal neurotoxique, ont-elles annoncé jeudi 28 août.
En octobre 2024, les ONG Bloom et Foodwatch avaient alerté sur la contamination du thon au mercure après avoir fait tester aléatoirement 148 boîtes de thon en conserve par un laboratoire indépendant. L’étude avait montré que 100 % des boîtes testées étaient contaminées au mercure, classé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) parmi les dix substances les plus préoccupantes pour la santé publique.
Critiquant l’absence de mesures prises depuis cette étude, les villes signataires, dont font aussi partie Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes), Bègles (Gironde), Grenoble, Lille, Montpellier et Rennes, ont décidé « de ne pas servir de produits à base de thon dans les menus scolaires ».
« Premières victimes de cette norme établie sans prendre en compte la santé des consommateurs, les enfants peuvent très vite dépasser la dose hebdomadaire tolérable (DHT), c’est-à-dire la quantité maximale ingérable régulièrement au cours d’une vie avant de s’exposer à un risque sanitaire », alertent les huit collectivités signataires dans un communiqué.






