Sandrine Gawron, maraîchère en agriculture biologique, dans les serres de sa production ravagées par la tempête Ciaran, à Plougastel-Daoulas (Finistère), le 14 novembre 2023. THOMAS LOUAPRE/DIVERGENCE
« L’orage a commencé avec très peu d’eau, puis il s’est mis à grêler et les grêlons ont atteint la taille d’une balle de tennis », raconte Bruno Baardman, horticulteur paysagiste installé depuis vingt-sept ans à Olliergues (Puy-de-Dôme). Le 1er juin, la grêle a déchiqueté les tunnels en plastique de son exploitation, les Serres du Forez, brisé un millier de carreaux et détruit une bonne partie de son stock de plantes.
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Trois mois après, l’entreprise se prépare à rouvrir. « La serre en verre a été réparée, il reste un bâtiment de stockage et les tunnels plastiques à changer », précise M. Baardman, qui a reçu entretemps un acompte sur l’indemisation des dommages matériels, chiffrés à 75 000 euros pour la serre et 15 000 pour les tunnels, auxquels s’ajoutent les pertes de marchandise et la perte d’exploitation, pas encore indemnisées.
Alors que débute la période des orages de fin d’été dans l’Hexagone (trente départements ont été placés en vigilance orange par Météo France les 27 et 28 août), le constat n’étonne plus : longtemps considérée comme un péril « secondaire », la grêle a changé de catégorie depuis quelques années, car elle est plus fréquente, plus intense et plus coûteuse. Les dommages aux bâtiments sont passés de 40 millions d’euros par an en moyenne sur la période 1984-2003 à 225 millions d’euros sur les vingt années suivantes, selon les statistiques de France Assureurs, la fédération du secteur.






