Le premier ministre, François Bayrou, lors d’une conférence de presse au sujet du budget 2026, à Paris, le 25 août 2025. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »

L’invitation faite par François Bayrou, au « 20 heures » de TF1 mercredi 27 août, aux chefs de parti et de groupe parlementaire de se rencontrer à Matignon pour « regarder les choses » avant le vote de confiance sur la dette et le budget, a priori perdu d’avance, qui interviendra le 8 septembre à l’Assemblée nationale, ne semble pas avoir fait changer d’avis les oppositions.

Déterminé à se battre « comme un chien » pour remporter ce vote de confiance, le premier ministre s’apprête ainsi à recevoir les chefs de parti la semaine prochaine. M. Bayrou s’est dit prêt à « ouvrir toutes les négociations nécessaires » à la « condition préalable » d’un accord sur « l’importance de l’effort » à consentir dans le prochain budget. « Est-ce qu’on s’accorde sur la gravité et sur l’urgence ? », a-t-il insisté, ajoutant qu’il « reste douze jours, c’est très long pour parler ». Mais peut-être trop peu pour inverser un rapport de force nettement défavorable, d’ici à l’engagement de la responsabilité de son gouvernement devant l’Assemblée.

Le leader « insoumis » Jean-Luc Mélenchon a rejeté le « discours populiste » d’un François Bayrou qui « effraie et ment », et a appelé à le « chasser » le 8 septembre. Le coordinateur de La France insoumise (LFI), Manuel Bompard, a confirmé sur X que sa formation ne participerait pas « à l’opération de sauvetage que le premier ministre tente désormais d’initier ». « Nous n’irons donc pas à Matignon la semaine prochaine », a-t-il affirmé. Le 8 septembre, « nous ferons partir Bayrou et sa politique de malheur » et le 10 septembre « nous nous mobiliserons partout en France pour faire partir Macron », a-t-il conclu.