Le chef du parti Place publique, Raphaël Glucksmann, lors d’une conférence de presse à Paris, le 23 juin 2025. THOMAS SAMSON / AFP

L’eurodéputé Raphaël Glucksmann ne soutiendra pas, contrairement au reste de la gauche, les appels de collectifs citoyens à « tout bloquer » en France le 10 septembre, lancés sur les réseaux sociaux, qui se cristallisent autour des coupes voulues par François Bayrou pour le budget 2026.

« On a le 8 septembre le premier ministre qui va tomber. A quoi sert un mouvement “Bloquons tout” ? Le but, c’est pas le chaos », a déclaré sur France 2 le chef du petit parti Place publique. « Ce qu’il faut, c’est pas bloquer plus un pays qui l’est déjà », a-t-il ajouté.

Si le gouvernement de François Bayrou tombe le 8 septembre, M. Glucksmann s’est dit hostile à une dissolution et « préférerait que ce soit une personnalité issue de la gauche » qui soit nommée à Matignon. « Mais j’ai conscience qu’il n’y a pas une majorité de gauche à l’Assemblée nationale et que donc ce qu’il faut, c’est une méthode », a-t-il ajouté, appelant « la classe politique française à faire preuve d’humilité ».

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