Des personnes assises à l’extérieur du centre d’isolement pour les malades du choléra dans les camps de réfugiés de l’ouest du Soudan, dans la ville de Tawila au Darfour, le 14 août 2025. - / AFP
Au moins 158 personnes sont mortes du choléra depuis la fin du mois de mai dans l’Etat du Darfour du Sud, dans le sud-ouest du Soudan, ont déclaré, samedi 23 août, les autorités sanitaires locales, alors que le pays est déjà ravagé par la guerre et la famine.
Médecins sans frontières (MSF) alertait à la mi-août sur « la pire épidémie de choléra que le pays ait connue depuis des années ». Le ministère de la santé de l’Etat du Darfour du Sud a annoncé dans un communiqué samedi « une augmentation des cas de choléra, avec 2 880 cas enregistrés dont 158 décès depuis l’apparition du premier cas de la maladie » à la fin mai. Selon le communiqué, 42 nouveaux cas de choléra et deux décès ont été recensés vendredi.
Cette maladie diarrhéique, transmise par l’eau et la nourriture contaminées, peut tuer en quelques heures sans traitement. Elle peut être soignée par une simple réhydratation orale, mais la guerre, qui oppose depuis avril 2023 l’armée aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), a fragilisé le système de santé, rendant ces traitements souvent inaccessibles.






