Lors du concert du groupe américain Imagine Dragons, au Stade de France, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 5 juillet 2025. KRISTY SPAROW/GETTY IMAGES

Les concerts d’AC/DC programmés au Stade de France, samedi 9 août et mercredi 13 août, ne sont pas seulement une énième preuve que les vétérans du hard-rock électrisent encore les foules. Ces deux dates marquent le début d’une nouvelle ère dans la vie du stade de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), théâtre du sacre des Bleus en 1998, comme de la cérémonie de clôture des Jeux de Paris 2024. Le groupe lyonnais GL Events a reçu, mardi 5 août, pour trente ans, les clés de l’enceinte mythique, après deux années de procédure et trois recours sans succès de la part des deux anciens cogestionnaires, Bouygues et Vinci.

En place depuis 1995, les sortants, qui avaient construit le stade, espéraient être reconduits. L’Etat, qui reste propriétaire, leur a préféré GL Events. Le spécialiste lyonnais de l’événementiel a signé son contrat le 16 juin, avec un défi de taille : trouver un modèle économique qui ne fera plus perdre d’argent à l’Etat et qui contentera les fédérations de football et de rugby, les deux principaux clients.

Le contrat précédent, signé à la va-vite entre les deux tours de la présidentielle de 1995, a été critiqué par la Cour des comptes lors d’un référé publié en 2018 qui évoquait le « fonctionnement assez chaotique de cette concession ». L’Etat y a laissé des plumes. Non seulement il a subventionné la construction du stade par les deux géants du BTP « à hauteur de 50 % (200 millions d’euros) », mais aussi « son exploitation (200 millions d’euros) », précisait au Moniteur, le 5 août, Jean Bensaïd, le directeur de la Mission d’appui au financement des infrastructures, logée à Bercy. « La première concession a été déficitaire pendant plusieurs années et l’Etat a dû compenser le déficit d’exploitation », rappelle-t-il.