Coraux décolorés et morts autour de l’île Lizard sur la Grande Barrière de corail, à 270 kilomètres au nord de la ville de Cairns (Australie), le 5 avril 2024. DAVID GRAY/AFP
Celle que les scientifiques surnomme « la plus grande structure vivante au monde » risque de s’éteindre. La Grande Barrière de corail, située en Australie, subit le plus grand blanchissement jamais observé, dixit un rapport gouvernemental publié mardi 5 août, selon qui ce trésor naturel est en mauvais état. Les scientifiques ont rapporté le blanchissement « le plus étendu » provoqué par des températures océaniques étouffantes en 2024 qui ont engendré « des niveaux de stress thermique sans précédent » depuis les premiers relevés, il y a près de quarante ans.
L’Institut australien des sciences marines (AIMS) a étudié la santé de 124 récifs coralliens au sein de ce récif tentaculaire entre août 2024 et mai 2025. Les résultats montrent que les branches Sud et Nord du récif ont vu le « plus gros déclin annuel » jamais enregistré.
Les récifs avaient été frappés par des cyclones tropicaux et des invasions d’étoiles de mer couronne d’épines, une espèce qui se nourrit de corail. Mais la « cause numéro un est le changement climatique », a déclaré Mike Emslie, responsable de la recherche de l’AIMS. « Il n’y a aucun doute là-dessus », a-t-il confié à l’Agence France-Presse (AFP).








