Le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères indien, Vikram Misri, à New Delhi (Inde), le 10 mai 2025. ANUSHREE FADNAVIS/REUTERS

Randhir Jaiswal, porte-parole du ministère des affaires étrangères indien, a considéré que « cibler l’Inde [était] injustifié et déraisonnable », lundi 4 août, après que le président américain, Donald Trump, a menacé d’augmenter « significativement » la surtaxe de 25 % qu’il prévoit de mettre en place sur les produits en provenance d’Inde, pays auquel il reproche d’acheter de « grandes quantités de pétrole russe ».

« Comme toutes les économies de premier plan, l’Inde va prendre les mesures nécessaires pour préserver ses intérêts nationaux et sa sécurité économique », a défendu M. Jaiswal, tandis que pour le président des Etats-Unis, les Indiens « ne se soucient pas du nombre de personnes qui sont tuées en Ukraine par la machine de guerre russe », dans un message publié sur le réseau Truth Social.

L’Inde est considérée comme l’un des principaux clients du pétrole russe, pourtant sous sanction mais qui constitue une aubaine du point de vue de New Delhi, qui profite d’un prix d’achat moins élevé alors que Moscou cherche à financer son effort de guerre en Ukraine