Les logos des groupes de télécommunications français Altice et SFR, le 11 avril 2019. ERIC PIERMONT / AFP

Le destin d’Altice France est au moins en partie scellé. Le tribunal des activités économiques de Paris a approuvé, lundi 4 août, l’accord sur la restructuration de sa gigantesque dette.

Dans sa décision, le tribunal n’a pas suivi les réquisitions du ministère public, qui avait demandé l’exclusion de trois filiales du groupe dont l’opérateur SFR, à l’unisson des demandes des syndicats.

Au terme d’un bras de fer de plusieurs mois, le groupe du milliardaire Patrick Drahi avait annoncé, en février, être parvenu à un accord avec ses créanciers pour alléger sa colossale dette de 24,1 milliards d’euros. D’après les termes de l’accord, les créances du groupe doivent être réduites de plus de 8 milliards, pour atteindre 15,5 milliards d’euros.

Lors de l’audience relative à la sauvegarde accélérée, le 22 juillet, le ministère public avait requis l’adoption du plan, mais avait demandé que trois des sociétés du groupe, SFR, SFR Fibre et Completel (branche dédiée aux entreprises), en soient exclues. De quoi remettre en question son équilibre : pour la direction de l’entreprise, l’accord devait inclure toutes les sociétés du groupe. Une décision – même en partie – défavorable aurait pu anéantir la future transaction.