Le logo de Vivendi, photographié lors de l’assemblée générale de Vivendi le 19 avril 2018 à Paris. ERIC PIERMONT / AFP

Le groupe de Vincent Bolloré a annoncé faire appel de la décision de l’Autorité des marchés financiers (AMF) qui l’a sommé le 18 juillet de racheter l’ensemble des actions Vivendi, ce qui pourrait entraîner le retrait du groupe de la Bourse, lundi 28 juillet.

« Bolloré SE a décidé de former un recours devant la cour d’appel de Paris tendant à l’annulation de la décision de l’AMF du 18 juillet 2025 », a fait savoir la société dans un communiqué. L’AMF a demandé au milliardaire de déposer une offre publique pour racheter les actions Vivendi qu’il ne détient pas déjà, considérant que sa part dépasse le seuil des 30 % qui oblige à lancer une offre sur les titres restants. C’est ce que Bolloré voulait précisément éviter lors de la mise en œuvre de la scission fin 2024 de l’ex-géant des médias et de l’édition.

Vivendi avait alors été découpé en quatre entités cotées : Canal+ (médias) à Londres, Havas (communication) à Amsterdam, Louis Hachette Group (édition) à Paris sur le marché Euronext Growth, et la holding, qui est restée en Bourse à Paris. L’AMF avait été saisie par le fonds CIAM, actionnaire minoritaire de la société, qui contestait l’opération.