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es Etats-Unis ont un problème de « roi fou ». Plusieurs symptômes en attestent. Le plus flagrant et le plus grave est que Donald Trump croit dur comme fer que les droits de douane sont une taxe prélevée sur les exportateurs étrangers, et donc sur les économies de leur pays, alors qu’en réalité, ce sont les consommateurs du pays importateur qui doivent la payer.
De même, le président des Etats-Unis considère que les déficits commerciaux, qui motivent l’instauration des droits de douane, sont des subventions aux pays étrangers. Toutefois, ils ne reflètent rien d’autre que les préférences de consommation des individus et des entreprises américaines. Sur le plan économique, rien de ce qu’il profère n’a de sens. Et pourtant, les délires de Donald Trump façonnent les politiques commerciales des nations du monde entier, qui sont bien obligées de s’adapter.
Qu’un « roi fou » puisse être à la tête des Etats-Unis déroute l’esprit américain. Les habitants de mon pays n’ont jamais été monarchistes. Ce n’est pas dans leur nature, comme l’ont encore montré les manifestations « No Kings » (« Pas de rois ») du 14 juin. Pendant longtemps, face au risque d’une dérive autoritaire du pouvoir exécutif, nous avons fait confiance à nos fameux « checks and balances », c’est-à-dire à nos vénérables freins et contrepoids institutionnels. Ils étaient là pour y remédier.






