Des hommes dégagent une camionnette ensevelie sous des rochers après une crue, dans la région de Chilas, dans le nord du Pakistan le 23 juillet 2025. SAQIB MANZOOR/AP
Deux cent soixante-six personnes ont perdu la vie depuis le début de la mousson d’été au Pakistan, a annoncé vendredi 25 juillet une agence gouvernementale à l’Agence France-Presse (AFP). Ce dernier bilan, particulièrement lourd et élevé chez les enfants, dont 126 ont perdu la vie, dans le cinquième pays le plus peuplé du monde, s’explique car « les écoles et collèges sont fermés », a déclaré à l’AFP Mazhar Hussain, le porte-parole de la branche dans la province du Pendjab de l’Autorité de gestion des catastrophes.
« Les enfants restent à la maison et sont très vulnérables, ils jouent dans l’eau et peuvent être victimes de noyades et d’électrocutions », a-t-il ajouté.
De nombreuses victimes ont aussi péri dans l’effondrement de leur maison ou ont été emportées par les crues soudaines, tandis que cette saison de la mousson, qui a commencé plus tôt que les autres années, est qualifiée d’« inhabituelle » par les autorités.
Le Pendjab, la province pakistanaise la plus peuplée, a ainsi enregistré des précipitations de 73 % supérieures en juillet à celles de l’année précédente, a souligné M. Hussain. Ce territoire recense plus de morts (143) en un mois que lors de la totalité de la saison estivale précédente (133). « Et cela va s’aggraver au mois d’août, puisqu’on prévoit 25 % de précipitations supplémentaires par rapport à la normale dans le Pendjab », a prévenu M. Hussain. La mousson d’été se poursuit généralement jusqu’à la mi-septembre.










