Bruno Retailleau, ministre de l’intérieur, devant le commissariat du 20ᵉ arrondissement de Paris, le 24 juillet 2025. KAMIL ZIHNIOGLU POUR « LE MONDE »

Quand un footballeur signe dans un nouveau club, il lui arrive d’être rattrapé par une déclaration passée acrimonieuse lâchée du temps où il évoluait pour un rival historique. Ce n’est pas un mystère, Bruno Retailleau n’aime ni le football ni le macronisme. L’ancien sénateur de Vendée l’a assez répété à micro ouvert (« M. Macron l’illusionniste talentueux », disait-il sur France Inter en 2018) ou en privé (« Le macronisme n’est certainement pas un centrisme, mais un égocentrisme »). Alors, le ministre de l’intérieur s’étonne qu’on s’étonne des turbulences provoquées par son entretien à l’hebdomadaire Valeurs actuelles, mardi 22 juillet. « Je ne vois pas (…) ce que j’ai pu dire de nouveau que je n’aurais pas dit depuis déjà des mois », se défendait-il le lendemain en marge d’un déplacement dans le Val-d’Oise.

Le propos n’a rien d’inédit pour lui. « Le macronisme s’achèvera avec Emmanuel Macron, tout simplement » parce qu’il « n’est ni un mouvement politique ni une idéologie : il repose essentiellement sur un homme », a déclaré le président du parti Les Républicains (LR) dans les colonnes du magazine ultraconservateur. Bruno Retailleau a précisé depuis respecter « à la fois la personne et la fonction présidentielle ».