Un convoi, qui transporte le militant communiste libanais Georges Ibrahim Abdallah, quitte la prison de Lannemezan, près de Tarbes, dans le sud-ouest de la France, pour son extradition vers Beyrouth, le 25 juillet 2025. ED JONES / AFP

Son incarcération en France aura duré quarante ans. Le militant libanais propalestinien, condamné dans les années 1980 pour complicité d’assassinats de diplomates américain et israélien, a quitté sa prison dans la nuit vendredi 25 juillet et sera bientôt de retour au Liban.

Sur les coups de 3 h 40 vendredi, un convoi de six véhicules, dont deux vans noirs et la voiture du préfet des Hautes-Pyrénées, s’est élancé du centre pénitentiaire de Lannemezan, gyrophares allumés, a constaté une équipe de l’Agence France-Presse (AFP), sans pouvoir apercevoir le militant à la barbe désormais blanche. Une source proche du dossier a confirmé à l’AFP que l’ancien instituteur d’aujourd’hui 74 ans était bien sorti de la prison.

Il devait ensuite être amené à l’aéroport de Tarbes afin de prendre un vol pour Roissy, selon une source au sein des forces de l’ordre. Il pourrait ensuite décoller pour Beyrouth dès vendredi matin. « C’est à la fois une joie pour lui, un choc émotionnel et une victoire politique après tout ce temps », a confié à l’AFP son avocat Jean-Louis Chalanset, après le départ du convoi. « Il aurait dû sortir il y a tellement longtemps », a-t-il ajouté.