Le logo du réseau social X sur l’écran d’un smartphone à Los Angeles, en Californie, le 31 juillet 2023. CHRIS DELMAS/AFP

Plus de 90 % des notes de contexte proposées par les utilisateurs du réseau social X ne sont jamais publiées, selon une étude rendue publique mercredi 9 juillet, un chiffre qui sème le doute quant à l’efficacité de cette méthode pour lutter contre la désinformation sur Internet.

Cette estimation due à l’ONG Digital Democracy Institute of the Americas (DDIA), a lieu sur fond de désinvestissement de plusieurs réseaux sociaux quant aux moyens qu’ils consacrent à la modération et à la vérification des contenus (fact-checking).

Sur X, les utilisateurs peuvent depuis plusieurs années proposer, en dessous d’une publication, un commentaire, ou Community Notes, un système de vérification des faits participatif, pour ajouter du contexte ou signaler une erreur factuelle. C’est ensuite aux autres utilisateurs, par un système de vote, de dire s’ils considèrent ce commentaire utile ou non. Si assez de personnes votent en sa faveur, une note est publiée pour l’ensemble des internautes, visible en dessous de la publication d’origine.

En étudiant 1,76 million de ces notes proposées entre janvier 2021 et mars 2025, le DDIA a conclu que « la vaste majorité des notes soumises – plus de 90 % – ne parviennent jamais au public ». « Pour un système promu comme rapide, facile à étendre et transparent, ces chiffres devraient soulever de graves inquiétudes », souligne l’ONG américaine dans son étude.