Malcolm X prononce un discours dans le Mississippi-Alabama, le 29 juin 1963. BETTMANN ARCHIVE/GETTY
Auteur de documentaires (notamment une soixantaine d’« Affaires sensibles » sur France Inter ou encore Jean Moulin, un Français libre, sur France Culture en 2023) et de fictions (Les Disparus de Bas-Vourlans en 2021 et, récemment, Affiche TonEx sur France Culture), Romain Weber, 30 ans, signe une série documentaire au long cours sur Malcolm X, alors que sont célébrés tout à la fois le centenaire de sa naissance (il est né le 19 mai 1925) et l’anniversaire de sa mort (le 21 février 1965).
Pourquoi avoir voulu consacrer une « Grande Traversée » à Malcolm X aujourd’hui ?
A priori, je n’ai rien à voir avec lui : je suis blanc, parisien, etc. C’est en travaillant sur lui pour écrire un épisode d’« Affaires sensibles » sur France inter en 2021 que j’ai compris pourquoi cet homme m’intéressait. Malcolm X, c’est un mélange de charisme et de violence extrême. C’est aussi les années 1960 et leurs assassinats « iconiques » : le président John Fitzgerald Kennedy [le 22 novembre 1963], Malcolm X, le pasteur Martin Luther King [le 4 avril 1968], le sénateur Robert Francis Kennedy [le 6 juin 1968]. Enfin, c’était l’occasion de parler des Etats-Unis autrement que par le couple Donald Trump-Elon Musk, qui a depuis quelque temps saturé l’espace médiatique.






