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u début des années 2000, le grand cardiologue Alain Carpentier avait trouvé chez Matra (l’ancêtre d’Airbus) un soutien technologique et financier pour développer un cœur artificiel, au sein de l’entreprise Carmat. Le fruit d’une rencontre entre l’inventeur et son mécène, Jean-Luc Lagardère. Après trente ans de recherches, 550 millions d’euros d’investissement et 120 patients traités, voilà Carmat de retour à la case philanthropique.

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Carmat se donne du temps pour relancer son cœur artificiel