« En France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées », nous a-t-on martelé pendant le premier choc pétrolier de 1973. Il est probable qu’au même moment, dans les monarchies du Golfe, les habitants s’entendaient répéter : on a du pétrole, ça pollue, mais on n’a pas d’impôts sur le revenu. Inutile, certes, de ponctionner les résidents quand la rente des hydrocarbures remplit les caisses de l’Etat. Mais les temps sont durs pour tous. Même Oman a dû se faire à l’idée de fiscaliser les plus riches, premier pays de l’or noir à franchir le pas.
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Dans un décret royal publié dimanche 22 juin, le sultan Haïtham Ben Tareq a ratifié l’instauration d’un impôt sur les revenus de 5 % à partir de 2028 sur les Omanais gagnant plus de 42 000 rials omanais (94 400 euros) par an. Des déductions s’appliqueront sur les dépenses liées au logement principal, à la santé ou aux dons : selon les calculs du sultanat, 99 % de la population échappera à ce nouveau prélèvement. Installer un robinet de l’impôt a été jugé nécessaire pour réduire l’hyperdépendance à la vanne du pétrole. Les énergies fossiles représentent 85 % des rentrées de l’Etat omanais, contre 60 % en moyenne pour la région.







