« Il y a un marché ! », constate Amandine Sarfati, directrice de l’Institut supérieur du droit (ISD), un établissement privé, créé à Paris en 2019, qui dispose aujourd’hui d’antennes à Lyon et à Bordeaux. « Il y a un marché ! », abonde Samira Nemraoui, directrice de l’Ecole supérieure d’audit et de management (ESAM), qui enseigne aussi la finance et le droit avec des locaux à Paris et Lyon. « Il y a un marché », poursuit encore Pierre Braun, président de l’école Hautes Etudes appliquées du droit (HEAD) qui dirige un campus dans le nord de la capitale et travaille d’arrache-pied au recrutement de nouveaux prospects pour ouvrir, dès la rentrée 2025, une classe à Bordeaux.
Chaque automne, de nouvelles écoles privées de droit poussent à l’ombre des facultés publiques. Les clients sont pour beaucoup des lycéens déçus de leurs résultats d’admission sur Parcoursup et des éconduits de Mon master, les deux plates-formes gouvernementales d’orientation, postbac et postlicence. Quand l’université publique croule sous les demandes de places, de nouveaux acteurs privés ont investi l’espace.
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