L
’échec du « conclave » sur les retraites, annoncé dans la nuit du lundi 23 juin par la CFDT, après quatre mois de concertation entre partenaires sociaux, n’est pas une simple péripétie. Il montre à quel point l’esprit de compromis a du mal à s’imposer dans un pays qui doit surmonter ses blocages pour tenter d’avancer. Un an après la dissolution de juin 2024, qui a privé le gouvernement de majorité à l’Assemblée nationale et conduit le pays à une quasi-paralysie politique, la remise dans le jeu des syndicats et du patronat apparaissait comme une tentative de réconciliation et une promesse d’action. En l’absence d’accord, le pays risque de s’exposer à de nouvelles tensions internes, à la veille d’arbitrages budgétaires douloureux. François Bayrou, qui joue gros sur ce dossier, annonçait mardi matin son intention de recevoir les partenaires sociaux dans une ultime tentative de dépasser la situation de blocage.
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