La fête de la musique le long des quais de Seine à Paris, le 21 juin 2025. ROMAIN PERROCHEAU / AFP

Il y a désormais deux fêtes de la musique. L’une, intronisée par Jack Lang en 1982 : chacun sort sa guitare, sa guimbarde ou sa sono, et se réapproprie la musique dans un grand acte politique de démocratie participative. Tambours japonais à Bastille, Karaoké géant à l’IMA, Clara Lucciani à l’Olympia, The Avener à l’Elysée… La fête de la musique à Paris, ce n’est pas un programme, c’est un casse-tête. Chants populaires italiens au kiosque du square violet dans le XVᵉ arrondissement de Paris, rock à guitare au Fantomas à Montmartre ? En roller skate porte des Lilas ou en batucada à la Villette ? Ô Dieux de l’ubiquité, rendez-nous nos superpouvoirs !

L’autre fête, depuis hier, est porteuse d’un acte au caractère tout aussi politique mais d’une autre manière : chargé d’envoyer au monde entier le message d’une France libre et solidaire, à tout jamais métissée et joyeuse. « Keep on rocking in a free world », chantait Neil Young (« continue de faire du rock dans un monde libre »), repris, samedi 21 juin, par Keren Ann sur la scène des Tuileries. La chanson a pris d’autant plus de force que la foule des 25 000 personnes venait d’assister, subjuguée, à la montée dans les airs de la nacelle qui, l’an passé, avait emporté la flamme symbolisant l’ouverture des Jeux olympiques (JO).