Le premier ministre canadien, Mark Carney, le président américain, Donald Trump, et le premier ministre britannique, Keir Starmer, au sommet du G7 à Kananaskis (Canada), le 16 juin 2025. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »

Alors que le monde retient son souffle à la veille d’une possible intervention américaine en soutien d’Israël contre l’Iran, le débat s’intensifie au Royaume-Uni sur les risques d’une implication du pays – volontaire ou à son corps défendant – dans le conflit.

« Il y a un très fort risque d’escalade dans la région, le conflit pourrait très bien déborder dans la bande de Gaza, qui se trouve déjà dans une situation intolérable, a affirmé le premier ministre, Keir Starmer, jeudi 19 juin, sur la radio TALK. Et, évidemment, cela aurait un impact sur nos économies. Je suis donc clair dans toutes mes discussions : nous devons absolument aller vers la désescalade. »

David Lammy, le ministre britannique des affaires étrangères, était à Washington, jeudi, pour rencontrer son homologue américain, Marco Rubio, et plaider, lui aussi, pour un apaisement. Contrairement à ce qui avait été le cas en avril et octobre 2024, Londres ne s’est, jusqu’à présent, pas porté au secours d’Israël pour l’aider à intercepter les missiles et les drones lancés par l’Iran.