Pierre Garnier dans la brasserie Lazare Paris, dans le 8e arrondissement, le 28 mai 2025. IORGIS MATYASSY POUR « LE MONDE »
Cela nous aura demandé presque trois mois d’efforts et d’échanges avec la maison de disques Columbia Records (Sony Music) pour partager un moment avec Pierre Garnier. Pas d’apéro, en revanche. Planning trop serré pour le gagnant de la 11e saison de la « Star Academy », en plein cœur de sa tournée des zéniths, et exercice trop risqué aux heures de pointe, qui l’aurait exposé à trop d’admiratrices. On se contentera d’un rendez-vous fixé au creux de la matinée, à la brasserie Lazare Paris, dans la gare Saint-Lazare. C’est déjà bien, nous fait-on comprendre ; un an après sa sortie du château de Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne), il s’agit de sa première interview dans un long format.
Lorsqu’il pénètre, pile à l’heure, dans la brasserie, il n’y a presque que les quatre personnes de son équipe qui le suivent et l’entourent pour trahir son anonymat. Dans son sillage, sa coiffeuse s’assure que son chignon plaqué résiste à la demi-heure imposée de poses, à demi affalé sur une banquette. On comprend que c’est cette équipe qui a choisi l’endroit de la rencontre, Pierre Garnier disant d’emblée n’y être jamais venu. Mais la gare Saint-Lazare, en revanche, qui accueille les trains en provenance et en partance de sa Normandie natale, lui est très familière. Elle incarne le lien entre « la maison », à Caen, synonyme de « repos et de retour à la normalité », et sa vie d’artiste, à Paris.






