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a France est secouée par des affaires de violences contre les enfants, sans précédent dans son histoire : violences institutionnelles, supplices psychiques, physiques et pédocriminels à Bétharram et dans de nombreuses écoles à travers le pays, pendant près d’un demi-siècle ; avec l’affaire Le Scouarnec, au moins 299 enfants victimes de crimes et d’agressions sexuelles, sur plus de deux décennies d’occultation de la pédocriminalité et du rôle-clé des leviers de domination dans les stratégies des bourreaux.

Le point commun des affaires récentes : l’aspect systémique des violences, qui perdurent au sein d’un huis clos où sont tolérés, voire encouragés, l’omerta, le déni, la complicité avec les coupables de violences.

Si ces affaires sont la preuve que la parole se libère enfin, elles posent le constat alarmant que, non seulement, la société n’a pas su les prévenir, mais surtout que les institutions dysfonctionnent.

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