Un drone de la société américaine Zipline libère un paquet contenant des poches de sang dans le sud du Rwanda, en mars 2017. CYRIL NDEGEYA / AFP

Le docteur Ibrahima Koné n’a plus besoin de lever la tête pour savoir qu’un drone approche de l’hôpital de Bouaflé, qu’il dirige. Désormais, il reconnaît l’arrivée de ces engins à leur léger vrombissement, lorsqu’ils survolent son établissement de la ville du centre de la Côte d’Ivoire. « Nos patients aussi les repèrent à l’oreille. Ils savent que des traitements sont en train d’arriver et se disent : “C’est peut-être pour moi !” », poursuit le médecin.

Trois mètres de long, 25 kg, les drones blanc et rouge ont l’allure d’un avion miniature. Plusieurs fois par jour, ils livrent des médicaments, dont des vaccins, ou du matériel médical dans la cour de l’hôpital en larguant les colis grâce à un système de parachute.

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Cela fait deux ans que certains produits médicaux tombent du ciel en Côte d’Ivoire. A la demande du gouvernement, l’entreprise américaine Zipline a installé sa première base à Daloa, à 80 kilomètres à l’ouest de l’hôpital de Bouaflé. Ce centre est à la fois une pharmacie centrale et un petit aéroport. Le principe est simple : un soignant envoie un SMS à la base en indiquant sa commande. Les médicaments sont alors préparés et chargés à bord d’un engin volant.