Mélanie Cosnier, maire de Souvigné-sur-Sarthe et membre de la convention citoyenne pour le climat, sur une pelouse de la commune avec une tonte différenciée, le 22 mars 2025. JULIE BALAGUE POUR « LE MONDE »
Un nouveau panneau de limitation de vitesse à 70 kilomètres à l’heure l’attend ce matin-là devant la mairie. « J’ai demandé au département l’autorisation d’abaisser la vitesse sur la départementale qui mène au village, mais c’est à moi de l’installer », s’amuse Mélanie Cosnier. En cette journée ensoleillée, la maire (sans étiquette) de Souvigné-sur-Sarthe (Sarthe), 620 habitants, s’entretient avec l’agent communal de la tonte « raisonnée » pour laisser revenir la biodiversité. Puis, elle discute avec des parents d’élèves de l’école, dont la rénovation énergétique vient d’être achevée : murs en béton de chanvre et chaudière à granulés de bois.
« Il y a cinq ans, si l’on m’avait dit que je ferais tout cela, je ne l’aurais pas cru », reconnaît celle qui est également conseillère régionale (groupe L’Ecologie ensemble) des Pays de la Loire. Il y a cinq ans, Mélanie Cosnier était auxiliaire de vie et l’une des 150 membres de la convention citoyenne pour le climat (CCC).
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