Des personnes cueillent des raisins sous des panneaux photovoltaïques, dans les vignobles du domaine Nidolères, à Tresserre, dans l’est des Pyrénées-Orientales, le 28 septembre 2021. LIONEL BONAVENTURE / AFP
La décision a provoqué un tollé dans le camp présidentiel et à gauche. L’Assemblée nationale a approuvé un moratoire sur le développement de nouvelles installations éoliennes et photovoltaïques, jeudi 19 juin. L’amendement déposé par le député de l’Orne Jérôme Nury (Les Républicains, LR) a été adopté au cours de l’examen de la proposition de loi Gremillet sur le futur énergétique de la France – du nom du sénateur des Vosges, qui a déposé le texte.
Face aux bancs dégarnis de la gauche et des groupes du bloc central (Ensemble pour la République, Horizons, MoDem), les voix de la droite et de l’alliance des députés d’extrême droite (issus du groupe Rassemblement national et du groupe ciottiste) l’ont emporté. Le rapporteur du texte, Antoine Armand (Renaissance), a demandé une suspension de séance après le vote, déplorant dans cette décision une « catastrophe économique et industrielle » et en imputant la responsabilité à la droite.
A la reprise, les orateurs du Parti socialiste, du groupe écologiste et de La France insoumise se sont succédé pour dénoncer ce vote, et demander le retrait du texte. « On vient d’assister (…) au sabotage délibéré, organisé par un parti du gouvernement, contre le gouvernement, contre l’intérêt du pays », a pointé le député « insoumis » Matthias Tavel.







