Le premier ministre de la République du Congo-Léopoldville (future RDC) de l’époque, Patrice Lumumba (ici à droite), et le deuxième vice-président du Sénat, Joseph Okito (ici à gauche), sont arrêtés à Léopoldville (aujourd’hui Kinshasa, RDC) en décembre 1960. STRINGER / AFP

Fondateur du Mouvement national congolais et ancien premier ministre congolais, Patrice Lumumba a été renversé dès la mi-septembre 1960 par un coup d’Etat. Il a été exécuté, le 17 janvier 1961, avec deux de ses compagnons, Maurice Mpolo et Joseph Okito, par des séparatistes de la région du Katanga, avec l’appui de mercenaires belges. Il avait 35 ans. Son corps, dissous dans l’acide, n’a jamais été retrouvé.

Etienne Davignon, 92 ans, est le seul encore en vie parmi les dix suspects ciblés dans la plainte pour crimes de guerre déposée en 2011 par les enfants de Patrice Lumumba à Bruxelles. L’instruction ouverte à la suite de cette plainte est désormais close. Une audience en chambre du conseil permettant à la défense de faire valoir ses arguments a été fixée au 20 janvier 2026.

Dans son réquisitoire, le parquet estime qu’Etienne Davignon, diplomate stagiaire aux affaires étrangères au moment de l’indépendance de la République du Congo-Léopoldville (future République démocratique du Congo), en 1960, était aux premières loges pour avoir eu connaissance du projet d’arrestation de Patrice Lumumba.