Les magasins du Grand Bazar de Téhéran restent fermés, lundi 16 juin 2025. VAHID SALEMI / AP
Epuisés par une journée angoissante de frappes et ayant reçu leur premier ordre d’évacuation de la part de l’armée israélienne, les habitants de Téhéran ont découvert, tard dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 juin, le message du président américain, Donald Trump, appelant « tout le monde » à « quitter Téhéran immédiatement ». « L’Iran aurait dû signer l’accord que j’avais proposé. C’est regrettable. Il a été dit clairement que l’Iran ne peut pas posséder d’arme nucléaire. J’ai répété ce message de nombreuses fois », a-t-il déclaré, renouvelant sa pression sur l’Iran afin de le faire revenir à la table des négociations. Le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a indiqué dimanche, que l’Iran était prêt à arrêter sa riposte contre Israël si l’Etat hébreu cessait son « agression » contre son pays.
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Dans la nuit, plusieurs explosions ont été entendues dans l’est de Téhéran et dans la ville de Natanz, où se situe l’un des principaux sites d’enrichissement nucléaire du pays. Kimiya (le prénom a été modifié à sa demande) a envisagé de quitter Téhéran dès le premier jour des frappes israéliennes dans la capitale, le 13 juin, afin de protéger son fils de 4 ans. Cette Téhéranaise de 40 ans se souvient encore du bruit des sirènes avant chaque bombardement pendant la guerre entre l’Iran et l’Irak (1980-1988), lorsqu’elle était enfant. « Il est hors de question pour moi que mon fils souffre des mêmes traumatismes », explique-t-elle.












