La mairie de Budapest, le 6 juin 2025. ATTILA KISBENEDEK / AFP

Le maire de Budapest a annoncé, lundi 16 juin, prendre en charge l’organisation de la marche des fiertés prévue à la fin juin, espérant ainsi éviter une interdiction de l’événement en vertu d’une récente loi du gouvernement de Viktor Orban. « Tout le monde est bienvenu à la Budapest Pride le 28 juin, qui sera un événement municipal. Nous n’avons donc pas besoin d’autorisation officielle », a déclaré l’élu écologiste de 50 ans, Gergely Karacsony, dans une vidéo publiée sur Facebook.

Le premier ministre nationaliste, Viktor Orban, entrave depuis des années les droits des personnes LGBT+ au nom de « la protection des enfants », et a franchi un cap en faisant adopter, en mars, une loi visant à bannir tout rassemblement qui violerait la législation de 2021 interdisant d’évoquer auprès des mineurs « l’homosexualité et le changement de sexe ».

Un amendement constitutionnel a été approuvé dans la foulée pour affirmer « la primauté du droit des enfants à un développement physique, mental et moral correct sur tout autre droit », y compris celui de se rassembler.

« C’est notre droit constitutionnel »