Mahmoud Khalil, lors d’une manifestation propalestinienne à l’université Columbia, à New York, le 29 avril 2024. TED SHAFFREY/AP

Il s’agit d’une nouvelle illustration des va-et-vient de la justice face à l’administration Trump. Un juge fédéral est finalement revenu, vendredi 13 juin, sur sa demande de libération de Mahmoud Khalil, ce leader des manifestations propalestiniennes sur le campus de Columbia, détenu depuis trois mois en attente de son expulsion, va rester en détention.

Mercredi, le juge Michael Farbiarz du tribunal fédéral du New Jersey, près de New York, avait pris une ordonnance considérant que le gouvernement ne pouvait détenir ou expulser M. Khalil en se basant sur les seules affirmations du secrétaire d’Etat, Marco Rubio, selon lesquelles sa présence sur le sol américain posait une menace à la sécurité des Etats-Unis.

Le juge avait donné au gouvernement jusqu’à vendredi matin, une échéance finalement repoussée à l’après-midi, pour libérer M. Khalil. Or vendredi après-midi, les autorités américaines n’avaient toujours pas rendu sa liberté à l’ancien étudiant. Elles ont déclaré, dans des documents judiciaires, qu’elles n’avaient pas l’intention de le faire.

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