Le PDG de l’Agence France-Presse, Fabrice Fries, à Paris, le 19 juin 2024. ALAIN JOCARD / AFP
L’Agence France-Presse (AFP) va engager un « programme d’économies » de 12 à 14 millions d’euros sur 2025 et 2026, à cause d’une « dégradation durable » de ses perspectives financières liée à la crise mondiale des médias, a annoncé son PDG, Fabrice Fries, vendredi 13 juin. « Nous engageons sans attendre un programme d’économies de court terme » pour « dégager environ 2 millions d’économies » d’ici fin 2025, a déclaré M. Fries, dans un message vidéo diffusé en interne.
Pour 2026, « la marche sera bien plus haute » puisqu’il faudra « dégager entre 10 et 12 millions d’euros d’économies », a-t-il poursuivi. Cela « ne sera possible que si on adapte notre organisation, nos structures, nos modes de fonctionnement (…), sans ralentir nos investissements ». « Ce sont de mauvaises nouvelles que j’annonce (…) mais je sais que l’Agence a du ressort », a ajouté M. Fries.
Selon lui, après sept années de progression continue, les « revenus commerciaux » de l’AFP « vont régresser cette année », avec près de 8 millions d’euros en moins par rapport à ce qui est prévu dans le budget. Ce « recul » a plusieurs raisons. D’abord, un « attentisme économique mondial lié à la crainte d’une récession ». Ensuite, des annulations de contrats dues à « la pression » mise par des « gouvernements autoritaires ou populistes » sur des clients de l’AFP.







