Un agriculteur arrose un jeune pistachier à Claira (Pyrénées-Orientales), en février 2024. VALENTINE CHAPUIS/AFP

L’état des nappes phréatiques françaises est « satisfaisant » dans l’ensemble, selon un point fait vendredi 13 juin par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Le BRGM note dans son bulletin mensuel qu’en mai « 35 % des points d’observation sont sous les normales mensuelles, 19 % sont comparables [à celles-ci] et 46 % sont au-dessus (respectivement 27 %, 23 % et 50 % en avril) ». Toutefois, la situation s’est dégradée en un an : en mai 2024, 70 % des niveaux se trouvaient au-dessus des normales mensuelles.

Comme souvent, la situation apparaît contrastée : les niveaux vont de proche à sous les normales sur les nappes réactives (très sensibles au déficit de pluie) du Nord ; ils sont au-dessus des normales sur les nappes inertielles (qui réagissent lentement) et les nappes du Sud et de la Corse.

« Les niveaux des nappes du Roussillon et du massif des Corbières sont toujours inquiétants, de bas à très bas », souligne le service géologique national.

Les pluies ont amélioré la situation localement dans ces territoires des Pyrénées-Orientales et de l’Aude frappés par la sécheresse depuis plusieurs années, mais n’ont pas été suffisantes.