Au rayon spiritueux d’un supermarché à Septèmes-les-Vallons, près de Marseille, le 3 novembre 2022. CHRISTOPHE SIMON/AFP

Entre tendance de fond et crise du pouvoir d’achat, les Français ont de nouveau réduit leur consommation de spiritueux en 2024. Les achats ont reculé de 2,6 % en volume sur un an, aussi bien en grandes surfaces que chez les cavistes, cafés, duty free…, a annoncé, jeudi 12 juin, la Fédération française des spiritueux (FFS), citant les douanes.

Les grandes et moyennes surfaces ont écoulé 247 millions de litres de ces alcools distillés d’au moins 15 %, soit une diminution de 3,8 % et une quatrième année consécutive de baisse, selon Nielsen IQ. C’est la première baisse en valeur depuis 2018, à − 3,6 % (4,9 milliards d’euros). Les traditionnels whiskys et anisés – plus de la moitié des ventes en supermarchés – poursuivent leur recul, de même que les marques « premium », quand le « festif » (alcools blancs) résiste mieux, analyse la FFS.

Tendances identiques pour les cafés et restaurants, avec 20,8 millions de litres, soit − 2 %, loin du rebond post-Covid. Ce repli s’explique en partie par une météo 2024 défavorable, estime la FFS, qui désigne le spritz « grand gagnant » avec + 32 % en valeur.