Arthur Mensch, PDG de Mistral (à gauche), Jensen Huang, PDG de Nvidia (au centre), et Emmanuel Macron, au salon VivaTech, à Paris, le 11 juin 2025. SARAH MEYSSONNIER/AP

« Votre partenariat change la donne. Il va renforcer notre souveraineté technologique et notre autonomie stratégique. » Sur la scène du salon Vivatech, mercredi 11 juin, Emmanuel Macron n’a pas tari d’éloges sur l’initiative annoncée quelques heures plus tôt par la start-up française d’intelligence artificielle, Mistral AI, et le leader mondial américain des puces dédiées à l’IA, Nvidia. « C’est historique », a même lancé le président de la République aux PDG Arthur Mensch et Jensen Huang, présents à ses côtés. Mistral va proposer une « plateforme européenne » dédiée à l’IA et dotée de processeurs Nvidia, à partir de 2026.

« Vous remontez dans la chaîne de valeur », a justifié M. Macron en s’adressant à Mistral AI. Jusqu’ici en effet, la start-up née en 2023 a surtout développé des modèles d’IA concurrents de ceux d’OpenAI, Google, Anthropic ou Meta, que ce soit pour le traitement de langage, l’assistance au code informatique ou encore les tâches complexes nécessitant du « raisonnement » comme le montre le lancement, mardi 10 juin, de Magistral.