Une capture d’écran, fournie par la coalition Flottille de la liberté, montrant les activistes avec les mains en l’air alors qu’ils sont interceptés par les forces armées israéliennes, le 9 juin 2025. FREEDOM FLOTILLA COALITION/AFP

Les expulsions des 12 militants présents à bord du voilier Madleen, arrêtés par Israël après avoir tenté de briser le blocus humanitaire à Gaza, ont commencé. Adalah, une ONG de défense des droits de l’homme en Israël qui représente les membres de l’équipage, a déclaré que Greta Thunberg, ainsi que deux autres militants et un journaliste avaient accepté d’être expulsés et de quitter Israël. Le ministère des affaires étrangères israélien a posté, mardi 10 juin sur son compte X, une photo de la militante suédoise assise sur un siège passager, précisant qu’elle quittait Israël « dans un avion à destination de la Suède (via la France) ».

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Les huit autres militants ont refusé l’expulsion et doivent être présentés à un juge dans la journée. Selon la porte-parole du ministère de l’intérieur israélien, Sabine Haddad, ils seront détenus quatre-vingt-seize heures avant d’être expulsés. L’eurodéputée « insoumise » Rima Hassan ferait partie du groupe, d’après Mathilde Panot, la cheffe des députés La France insoumise (LFI). « Ils ont refusé de signer un papier qui, en plus de prononcer une interdiction de cent ans du territoire israélien, mettait comme condition de reconnaître que leur entrée sur le territoire était illégale, ce qui est évidemment absolument faux », a-t-elle précisé.