Fra Fee (Andy) et Sion Daniel Young (Gabriel) dans la série « Lost Boys and Fairies », créée par Daf James. SIMON RIDGWAY
ARTE.TV – À LA DEMANDE – SÉRIE
L’un est comptable, ancré dans la réalité, d’une équanimité qui contraste avec son physique de premier communiant ; l’autre se produit sur scène dans les robes extravagantes qu’exige le numéro de cabaret qui a fait sa réputation dans tout Cardiff. Ce couple contradictoire et bien assorti s’apprête à affronter les services sociaux du Pays de Galles, chargés de déterminer si ces deux-là feront de bons parents.
Dans le monde presque parfait mis en scène dans Lost Boys and Fairies, les obstacles ne viendront pas de l’orientation sexuelle d’Andy (Fra Fee) et de Gabriel (Sion Daniel Young), ni de la déréliction de la protection sociale au Royaume-Uni. Plutôt qu’une chronique dépeignant l’homoparentalité au XXIe siècle, la minisérie de Daf James est un mélodrame à l’ancienne, qui fait du parcours de ses personnages un tour de montagnes russes, sur lesquelles le public connaîtra à son tour les affres de la perte et l’euphorie de la consolation.
De ce jeu-là – celui de la manipulation des émotions – le créateur de la série, Daf James, et le réalisateur James Kent (auteur d’un beau mélo situé pendant la première guerre mondiale, Mémoires de jeunesse, sorti en 2014) maîtrisent tous les secrets. A commencer par celui de la sincérité.






