L’intérieur du restaurant La Riotte, dans le 8e arrondissement de Paris. JULIEN AMAT

M

idi pétant à Saint-Lazare, le quartier fourmille sous l’horloge de la gare. Les bureaucrates en bras de chemise et tout le personnel des grands magasins du boulevard Haussmann sortent pour déjeuner, au pas cadencé. La Riotte, posté à l’angle de la rue de Castellane et celle de Greffulhe, se prépare à absorber la vague et compte bien résoudre, comme toujours, le dilemme quotidien suivant : comment nourrir 200 personnes avec du fait maison, de 12 heures à 23 heures, sans interruption de service ?

Et surtout : comment les régaler en une heure ? Depuis l’ouverture du restaurant, en décembre, les habitués demandent leur table fétiche, et le service s’assure de les satisfaire : « Table 2, comme la semaine dernière ? ». Puis tous retrouvent, avec un appétit ému, des « entrées chaudes » et des « entrées froides » que l’on avait oubliées en 2025 tant les nouveaux restaurants s’en sont affranchis, ne jurant que par les assiettes « à partager ».

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