L’ancien président bolivien Evo Morales s’exprime lors d’une interview accordée à l’Agence France-Presse dans la zone de culture de coca de Lauca Ene, en Bolivie, le 28 avril 2025. AIZAR RALDES / AFP

Le gouvernement bolivien a déposé, jeudi 5 juin, une plainte contre l’ancien président Evo Morales, l’accusant de « terrorisme » et de sept autres délits, après la diffusion d’un enregistrement audio dans lequel il ordonnerait le blocage de routes autour de La Paz, a annoncé le ministère de la justice.

« Parmi les principaux délits dénoncés figurent le terrorisme, l’incitation publique à commettre des délits et les atteintes à la sécurité des services publics », a déclaré le ministre de la justice, César Siles, auprès de la presse.

Depuis lundi, les partisans de l’ancien président bloquent les principales routes du centre de la Bolivie, en particulier dans le département de Cochabamba, son fief politique. Ils réclament la démission du président Luis Arce, qu’ils accusent d’être responsable de la profonde crise économique que traverse le pays et d’avoir manipulé le pouvoir judiciaire et le corps électoral pour exclure M. Morales de la présidentielle du 17 août.

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