L’entrée de l’Institut catholique missionnaire d’Abidjan (ICMA), en mai 2025. MARINE JEANNIN
Mardi 3 juin, à l’Institut catholique missionnaire d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, une trentaine d’hommes et de femmes – dont une proportion écrasante de jeunes séminaristes – sont venus travailler sur des questions que l’Eglise catholique a longtemps éludées. Comment repérer les victimes de violences physiques ou sexuelles parmi les paroissiens ? Comment faire face à une agression ? Mais aussi, question encore plus délicate : comment ne pas devenir soi-même un agresseur ?
« Si tu es un jeune vicaire et que tu ne sais pas te retenir devant une fille, alors il faut travailler sur toi », prévient sœur Solange Sia, directrice du Centre de formation pour la prévention des abus sur les mineurs et les personnes vulnérables (CFPAM-PV). « En attendant, évite de te retrouver seul avec elle », poursuit l’enseignante en théologie, provoquant quelques rires gênés dans la salle de classe.
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