La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, lors d’une réunion des ministres de la défense de l’Union européenne, au Conseil européen, à Bruxelles, le 20 mai 2025. VIRGINIA MAYO/AP
En annonçant officiellement l’examen de l’accord d’association entre l’Union européenne (UE) et Israël, mardi 20 mai, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a marqué les esprits. Dix-neuf mois après l’attaque terroriste du Hamas palestinien qui a fait plus de 1 200 morts israéliens et des centaines d’otages, le 7 octobre 2023, et dix-huit mois après le début de la guerre à Gaza par le gouvernement de Benyamin Nétanyahou, un conflit qui a rasé en grande partie le territoire et tué plus de 50 000 Palestiniens, l’UE semble enfin vouloir agir pour mettre un terme à la tragédie qui se déroule sous ses yeux.
Lire aussi | En direct, guerre à Gaza : l’ONU dénonce les images « déchirantes » de Palestiniens se ruant vers un centre de distribution d’aide dans le sud de l’enclave
A la manœuvre, les Pays-Bas – un pays traditionnellement proche d’Israël – ont réussi à convaincre pas moins de seize autres Etats-membres, dont d’autres alliés de l’Etat hébreu comme l’Autriche ou la Slovaquie, de demander cet examen de l’accord qui régit les relations commerciales et politiques de l’UE et d’Israël depuis 2000, sur la base de son article 2. Ce dernier précise que les relations entre les deux parties reposent sur « le respect des droits de l’homme et des principes démocratiques, qui guident tant leur politique intérieure qu’extérieure ».






