« Objects of Repair », projet de Palestine Regeneration Team/PART, dans le pavillon britannique, à la Biennale de l’architecture de Venise, en avril 2025. CHRIS LANE/BRITISH COUNCIL

Comment reconstruire sa maison quand un missile l’a réduite en cendres ? Quelles essences de plantes repoussent le plus vite sur un sol intoxiqué au phosphore blanc ? Que faire pour les chasseurs si l’édification d’un barrage antichar entrave la circulation des animaux ? Dans le vacarme de la Biennale d’architecture de Venise, qui a ouvert samedi 10 mai, ces questions s’élèvent depuis les pavillons de l’Ukraine, du Liban, de la Lettonie. Comme des cris silencieux, elles révèlent la nature hors-sol du « technosolutionnisme » promu par Carlo Ratti, le commissaire général de cette 19e édition.

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A la Biennale d’architecture de Venise, le grand spectacle face au désastre