Sepp Blatter, alors président de la FIFA, le 26 septembre 2014 à Zurich (Suisse). ARND WIEGMANN / REUTERS
Cet anniversaire, les salariés et dirigeants de la Fédération internationale de football association (FIFA) n’ont aucune intention de le fêter. Il y a dix ans, le 27 mai 2015, à l’aube, la police suisse interpellait sept dirigeants du ballon rond, dont deux vice-présidents de la FIFA, à l’Hôtel Baur au Lac, sur les rives du lac de Zurich, en vue de leur extradition vers les Etats-Unis.
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Car l’opération est menée sur demande des autorités américaines, qui ont alors dans leur viseur quatorze personnes, dont neuf dignitaires liés à l’instance internationale du football, pour des « faits de racket, d’escroquerie et de blanchiment d’argent ». Le ministère de la justice (Department of Justice, DOJ) s’intéresse aux 150 millions de dollars de dessous-de-table versés depuis 1991 aux responsables incriminés « en échange de droits des médias et de marketing lors de compétitions organisées aux Etats-Unis et en Amérique du Sud ».
Une perquisition est menée dans la foulée au siège zurichois de la Fédération, cette fois dans le cadre d’une enquête du ministère public de la Confédération helvétique (MPC) portant notamment sur l’attribution controversée, en 2010, de l’édition 2022 de la Coupe du monde masculine au Qatar. Nous sommes à deux jours du congrès électif de l’instance, c’est le début du « FIFAgate ».






