Le capitaine du navire de patrouille « Settsu » des gardes-côtes japonais, lors d’exercices anti-piraterie conjoints avec les gardes-côtes indonésiens, au large de Djakarta, le 24 janvier 2025. YASUYOSHI CHIBA/AFP
Le Japon a accusé mardi 26 mai la Chine d’avoir mené des recherches scientifiques maritimes non autorisées dans sa zone économique exclusive (ZEE) autour de son île la plus méridionale dans l’océan Pacifique. La Chine revendique un « exercice légitime de la liberté de navigation en haute mer ».
Ces activités ont eu lieu près de l’atoll japonais isolé d’Okinotori, situé dans la mer des Philippines, à mi-chemin entre Taïwan et Guam, à environ 1 700 kilomètres au sud de Tokyo. De son côté, la Chine estime qu’il ne s’agit pas d’une île, mais d’un amas de rochers.
Les gardes-côtes japonais ont repéré lundi un navire de recherche maritime chinois « semblant déployer un câble dans les eaux de la ZEE japonaise, à 270 kilomètres à l’est d’Okinotori », a détaillé le porte-parole du gouvernement, Yoshimasa Hayashi.
« Comme cette recherche scientifique maritime n’a pas reçu l’autorisation du Japon, les gardes-côtes ont exigé l’arrêt de l’activité, et nous avons adressé une protestation à la partie chinoise par voie diplomatique », a-t-il ajouté, précisant que le navire chinois avait quitté la zone économique exclusive aux alentours de 22 h 45 lundi (14 h 45 à Paris).






