Le chanteur nigérian Wizkid, à l’Accor Arena, à Paris, le 16 septembre 2022. DAVID WOLFF-PATRICK/REDFERNS/GETTY IMAGES
« Ma musique n’est pas faite pour divertir, mais pour passer un message », clamait, dans les années 1970, l’activiste nigérian et père de l’afrobeat Fela Kuti (1938-1997). Un demi-siècle plus tard, la formule ne convient plus guère aux lointains descendants du « Black President ».
Au Nigeria, le pays le plus peuplé du continent, c’est désormais l’afrobeats (avec un « s ») qui règne en maître : une musique dansante, addictive, à la vocation résolument festive et commerciale. Apparu à Lagos, la chaotique mégapole nigériane, ce genre mêlant R’n’B, électro, hip-hop et sons traditionnels africains fait aujourd’hui fureur partout dans le monde.
Le 18 avril, à Paris, près de 80 000 personnes ont accouru au Stade de France pour écouter la vedette nigériane Burna Boy, première tête d’affiche africaine à se produire en solo dans cette enceinte. L’« African Giant », du nom de son album phare sorti en 2019, draine les foules, tout comme ses comparses Wizkid, Ayra Starr ou encore Rema, dont le tube Calm Down, remixé avec la pop star américaine Selena Gomez, a dépassé le milliard de vues sur YouTube.






