« Un grand et beau projet de loi » (One Big Beautiful Bill Act). L’intitulé du texte adopté en première lecture, jeudi 22 mai, par la Chambre des représentants est à l’image de Donald Trump : sans nuance, simpliste et vantard.
Grand, le projet l’est incontestablement. Il regroupe l’essentiel de ses priorités législatives et budgétaires, de la reconduction de réductions d’impôts au financement des expulsions de migrants illégaux, en passant par des coupes claires sur les aides sociales et l’augmentation des dépenses militaires. Concernant sa beauté supposée, l’appréciation reste plus subjective.
Sur le plan politique, il s’agit incontestablement d’un succès, même s’il a été obtenu à une voix près. Son adoption a été facilitée par l’affaiblissement du camp démocrate, qui a été frappé par trois décès de représentants depuis le début de l’année. Mais il a fallu aussi que le président américain pèse de tout son poids pour arracher l’adhésion du Parti républicain. Cet obstacle franchi, la loi doit maintenant être débattue au Sénat, avec en ligne de mire une adoption avant le 4 juillet.
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