Une aile du Boeing 737 MAX photographiée lors d’une visite de presse à l’usine Boeing de Renton, dans l’Etat de Washington, aux Etats-Unis, le 7 décembre 2015. MATT MCKNIGHT / REUTERS
Le gouvernement américain et Boeing se sont entendus pour mettre fin aux poursuites pénales visant l’avionneur, liées à deux accidents mortels de son appareil 737 MAX, en 2018 et 2019, une nouvelle qui a provoqué la colère de plusieurs familles de victimes.
Cet accord est un développement majeur pour le groupe d’Arlington (Virginie) qui, sous réserve d’homologation par un juge fédéral du Texas, va éviter un procès, dont l’ouverture était prévue le 23 juin. Une condamnation aurait pu mettre en péril la capacité de Boeing de signer des contrats avec le gouvernement fédéral, un énorme client pour ses activités aérospatiales et de défense.
Dans le cadre de cette transaction, Boeing va reconnaître avoir cherché à « faire obstruction et entraver » le travail du régulateur américain de l’aviation civile (FAA), selon un document versé vendredi 23 mai au dossier.
L’entreprise va également devoir décaisser 1,1 milliard de dollars, dont 444,5 millions pour alimenter un fonds d’indemnisation des proches de victimes, qui avait déjà été crédité en vertu d’un premier accord conclu en 2021. Le solde consiste en une amende de 244 millions de dollars ainsi qu’une enveloppe de 455 millions dédiées au renforcement des programmes internes de sécurité, qualité et conformité de la société originaire de Seattle (Etat de Washington).








