Un agriculteur se prépare à utiliser de l’engrais uréique dans son champ de maïs, à La Planche, près de Nantes le 5 juin 2018. STEPHANE MAHE / REUTERS

Comme un air de déjà-vu. Les syndicats agricoles français appellent leurs adhérents à se mobiliser à partir de lundi 26 mai, début de l’examen par l’Assemblée nationale d’une proposition de loi controversée visant à lever les « entraves » à l’exercice de leur métier, qui prévoit d’abroger plusieurs dispositions de protection de l’environnement, sur l’eau, les pesticides, les extensions d’élevages… Les syndicats dénoncent les modifications apportées au texte lors de l’examen en commission à l’Assemblée, qui limitent la portée de certaines mesures voulues par les sénateurs. Une décision européenne pourrait attiser leur mécontentement.

Après les Etats membres, le Parlement européen a approuvé, jeudi 22 mai, une proposition de la Commission qui, certes, augmente de 50 % les droits de douane sur les produits agricoles d’origine russe et biélorusse, comme le sucre, le vinaigre, la farine et les aliments pour animaux, mais qui prévoit aussi de surtaxer, dès juillet, les millions de tonnes d’engrais bon marché importées de Russie et de Biélorussie chaque année.