Les membres du collectif français NO-JO (No Olympics) Delphine Larat (à droite) Pierre-Henri Janot (2e à droite) et Stéphane Passeron (2e à gauche) lors d’une manifestation demandant le retrait de la candidature des Jeux olympiques de 2030 devant le siège du Comité international olympique (CIO) à Lausanne, Suisse, le 19 juillet 2024. FABRICE COFFRINI / AFP

Et si le projet olympique, Alpes-2030 contrevenait au droit français et au droit international ? Un collectif de citoyens vient de saisir un organisme de contrôle des Nations unies ainsi que le tribunal administratif, pour faire entendre leur inquiétude. Ces habitants des Alpes demandent depuis des mois au comité d’organisation et aux pouvoirs publics un débat sur le méga événement prévu sur leur lieu de vie, avec des besoins conséquents en neige et la construction d’infrastructures d’accueil. Mais jusqu’alors, leur dénonciation de l’impact qu’auront ces Jeux d’hiver alors que les écosystèmes montagnards sont mis à mal par le réchauffement climatique, se heurte à un mur de silence.

« C’est la première fois que des citoyens mettent en cause devant l’ONU l’absence de mesures de participation du public dans le processus d’organisation des Jeux olympiques par les porteurs du projet, afin que soit contrôlé le respect de la Convention d’Aarhus signée et ratifiée par la France [en 2002] », explique Jérôme Graefe, l’avocat en charge de la requête.