Après un bombardement dans le nord de la bande de Gaza, le 23 mai 2025. BASHAR TALEB / AFP

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ls s’appellent Rami Al Meghari, Hassan Jaber, Kamal, Fady Hossam… Depuis des années ils collaborent avec des médias français, ce sont nos collègues, nos amis. Sans eux, Gaza serait un trou noir de l’information. Depuis plus de 18 mois, les journalistes palestiniens sont les yeux et les oreilles de nos rédactions. Ils vous informent sur l’horreur en cours dans le territoire, alors que gouvernement israélien a constamment entravé la couverture de la guerre par la presse internationale en lui interdisant l’accès à la bande de Gaza. Sans eux, nous n’aurions pas pu recueillir les témoignages des survivants, documenter les destructions des hôpitaux, suivre les déplacements incessants des habitants ni comprendre l’ampleur de la tragédie humanitaire qui se joue actuellement au Proche-Orient.

Depuis l’attaque terroriste du 7 octobre 2023 et le début de l’offensive israélienne, plus de 200 de nos confrères et consœurs gazaouis ont péri selon les chiffres du haut-commissariat aux droits de l’Homme des Nations unies. Pour l’université américaine de Brown, le nombre de journalistes tués en dix-huit mois à Gaza excède le total de ceux qui ont péri durant les deux guerres mondiales et cinq autres conflits majeurs des 150 dernières années.